23/06/2019
En pleine nuit, les chiens se mettent à hurler contre la tente, ils sont 5 à aboyer à tour de role. Amélie sort en petite culotte, leur jette des pierres, Philaé est dehors aussi. Amélie nous appelle pour venir voir une grosse tortue, mais une fois rassemblés autour de la bête, nous constatons avec hilarité que ce n’est qu’un vieux jouet en plastique verre.

L’aube pointe à peine, des voix, des couteaux qu’on aiguisent, des vélos qui arrivent et des hommes qui passent près de notre tente. Puis ils commencent, à défricher les champs derrière l’agence municipale. Ils nous disent qu’ils taillent avant l’arrivée de la saison de pluie et celle des serpents. Le reveil est un peu brute surtout après la nuit hachée, seul avantage nous voici sur la piste de bonne heure. Notre petit déjeuner sera ponctué par la venue d’insectes énorme, phasme, papillon de nuit et scarabée.

Nous continuons sur la même piste qui nous a amenée hier mais celle-ci est meilleur que la veille, comme si elle avait été damée, idéale pour les vélos et motos. Par contre la piste qui relie San Pedro à Chan Cenote est affreuse, pourtant une moto nous dépasse et nous propose d’aller au Cenote Santa Cruz, proche de la ville, il est gratuit. Nous verrons bien une fois fini le shaker sur lequel nous roulons.

Dans le petit centre de Chan cenote, nous faisons le plein d’eau et de nourriture, ne sachant pas où nous serons ce soir et inquiet par l’état des pistes. Là, nous nous apercevons que Philaé n’a plus son biberon, elle dort tranquillement, nous avons bon retourner la carriole pas de trace de l’objet. Au réveil, elle nous dira qu’elle l’a jeté sur la piste.

Nous nous dirigeons vers le cenote, qui n’est pas si près, il est même dans la direction opposée à la notre, pire nous revoilà sur une piste plus que mauvaise. Nous arrivons sur place, il n’y a aucune infrastructure, un paysan en botte extrait de l’eau pour les bêtes avec son fils. Il vient nous indiquer le chemin et nous explique qu’il débute dans “l’exploitation” de ce cenote.

Après être descendus dans la grotte par deux échelles en bois, plus que branlantes, nous voici devant une merveilleuse eau claire. Quelques rayons de soleil rendent l’eau écarlate. Nous nous y baignons seuls tous les 3, l’eau froide nous fait un bien fou. Nous disons adieu à notre hôte, qui a même fourni un gilet à Philaé et refaisons les 1 kilomètre de piste aux pierres acérées. Il n’en faut pas plus pour que la carriole crève de la roue arrière, toujours la droite. Je répare sous un soleil de plomb, il est déjà 13h. Pas question d’aller plus loin à cette heure, nous rejoignons la place ombragée par les flamboyant et les Cassia fistula aux fleurs jaunes.

Rafraîchis par de grandes rafales, nous fermons à tour de rôle nos yeux pendant que Philaé regarde de grands enfants jouer aux billes.

Ce vent fort fait dire à Amélie que nous ne devrions pas lutter et rester ici peut-être ? Mais une fois repartis, nous tirons des bords, rarement nous avons le vent de fac. Nous enchaînons les kilomètres et avons même le loisir de rouler une quinzaine de kilomètre sur une petite route à l’abri de soleil et du vent sous les frondaisons d’une foret.
Il est 17h30, une ville nous permet d’acheter un ananas et de faire une pause goûter avant de repartir pour 10km. La route qui relie Holbox à Cancun est plus chargée que ce que nous pensions. Il se fait tard et nous arrivons dans le petit hameau de Vincente Guerrero Nous rejoignons le parque central avec kiosque et préau. Nous posons notre tente sous le kiosque, en nous disant que c’est l’une des dernières fois. Philaé s’invite chez des voisins et va jusqu’à se baigner dans leur petite piscine.

La nuit tombée, des joueurs de volley entame un partie endiablée pendant que la musique du petit resto de la place résonne fort. Philaé joue avec des enfants à se courir après.

Aujourd’hui nous avons perdu sur la route, le biberon, le gant de toilette, notre éponge. Nous nous allégeons.

Amélie annonce que ça sent la fin du voyage
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