18/06/19 à ?

Notre premier jour de repos est consacré à la visite du couvent de San Bernardino. D’abord en journée, pour visiter le monument dont le cœur est peint de rouge. La construction est posée sur un cenote

Puis en soirée devant un son et lumière qui retrace l’histoire de la ville avec des images projetées sur les murs.

Dans l’auberge où nous résidons, nous retrouvons Dwayne, nous l’avions croisé en Basse Californie à la Paz. Six mois après nous arrivons à nous retrouver dans un même lieu, le monde nous semble petit.

Le second jous sera jour de baignade avec la visite de deux cenotes (grotte de calcaire remplie d’eau), juste éclairés par un rayon de soleil qui tombe d’un trou. L’eau fraiche est revigorante presque trop froide. Nous nageons parmi les poissons chats, les oiseaux entrant dans le puits de lumière pour récupérer de l’eau.

Nous louerons un gilet de sauvetage à la taille de Philaé pour qu’elle puisse profiter pour nager dans l’eau claire. Et l’après-midi, c’est dans la piscine de l’auberge que nous nous réhydratons.

Ce matin, nous prenons la route vers Chichen itza, pas par la 180 qui traverse la péninsule du Yucatan qui nous mènerait en moins de 50 km sur le site archéologique mais en passant par de petites routes, nous laissant deux jours pour arriver à destination.

La sortie de Vailladoid nous fait passer à côté, voir dans la décharge à ciel ouvert entre fumée et vautours. Nous sommes toujours aussi désappointés du non traitement des déchets. Rapidement, nous rejoignons un petit bout de piste cyclable qui traverse un carrefour de 2X2 voies, ici les aménageurs ne se posent pas trop de questions. La piste disparait puis réapparait de l’autre côté du carrefour.

Nous nous retrouvons enfin sur des petites routes, voir moyenne avec aucun trafic, normal pas de village à l’horizon, pas de poteaux électriques non plus. Après 30 kilomètres, sans avoir trouvés de lieu adéquat, c’est dans un petit chemin de terre rouge que nous posons nos fauteuils sous une mince ombre.

Nous attendons 16h pour repartir, le vent nous aide et nous voici dans le village de Muchucuxcah où une horde de chiens nous fait bon accueil. Tout le village maya sait que nous sommes là. Alors que nous nous arrêtons à la tienda, enfants et moins jeunes encerclent la carriole. Philaé sortant à ce moment-là de sa sieste, se retrouve un peu apeurée. Les enfants veulent la toucher, l’appellent bébé « muneca » (poupée). Le gérant de la tienda traduit nos paroles de l’espagnol au maya.

Nous repartons alors que tous les yeux sont encore fixés sur nous. Philaé est à peine attaché dans la carriole car l’excitation du moment, n’est pas encore retombée. Après 12km nous voici dans un autre village, un « chouille plus grand ». Après avoir demandés si nous pouvions poser la tente sous un gros arbre central près d’un terrain de foot et basket, nous profitons de l’apéro tortilla chips et agua fresca.

Les enfants et ado arrivent. Luis après avoir attrapé un porcelet pour le montrer à Philaé, nous propose de dormir dans la maison de ces parents, nous acceptons. La maison comprend 3 pièces, une en parpaing (le salon) avec 2 hamacs, la chambre sous une palapa avec 3 hamacs et la cuisine en palapa (bungalow en toit de palme). Il y fait chaud mais c’est une dernière occasion pour nous de dormir chez l’habitant. Cela fait un an que nous avons quitté la France.

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