09/06/19 à Playom

Après une journée de repos entre glaces, trampoline et resto chinois, il faut dire que la « comida China » est bonne et en grosse proportion, nous profitons du lever matinal de Philaé pour attaquer la piste qui traverse la réserve Sian Kaa’n.

Nos réserves d’eau sont prêtes, 12 litres en plus de nos bouteilles, pâtes et biscuits et quelques fruits. D’après nos renseignements, il n’y a rien sur les prochains 70 kilomètres de piste qui s’enfonce dans la forêt tropicale. La route du centre de Felipe, qui mène vers cette piste, partant vers le nord est, disparaît rapidement au profit d’un chemin caillouteux de deux mètres de large entre les arbres.

Deux vélos d’autochtones nous accompagnent sur les premiers cent mètres puis nous nous retrouvons seuls.

Aucun aménagement sur les bords de route à part quelques maisons en bois. Nous passons deux cenotes cachés dans la jungle. Après 27 kilomètres au rythme de 11km/h, nous stoppons au milieu du chemin pour déjeuner, nous n’avons trouvé aucun espace dégagé dans la forêt. Je fais un mini feu, même si cela est interdit pour chasser les mouches piquantes qui nous suivent. A ce même moment, arrive en quad le gardien de la réserve, mais il ne nous dit rien, pas plus étonné que cela de nous voir en ce lieu.

La fraîcheur, toute relative, sous les frondaisons, nous fait repartir assez tôt vers 14h, il nous reste de nombreux kilomètres.

Nous passons près de marais asséchés où nous devons éviter les branches qui poussent en travers de la piste. La végétation y est plus rase avec des sortes de roseaux. Puis revoilà la selva haute, quelques points d’eau claires dans des étangs rouges. Dès que nous nous arrêtons, nous sommes littéralement entourés d’une nuée de moustiques. Philaé qui a décidé d’ouvrir sa carriole, se fait dévorer. L’humidité a fait pousser une mousse verte sur les pierres et Amélie glisse et chute sans gravité, nous partons derechef pour éviter les piqûres.

Après 45 kilomètres, nous rejoignons une piste en meilleur état, Philaé s’étant endormie, nous accélérons l’allure et décidons d’aller jusqu’à l’océan.

La végétation change, une sorte de bruyère apparaît, le sable aussi puis la mer. Nous croisons notre seul voiture du jour et demandons s’il y a des lanchas, bateaux transportant des passagers au point d’arrivée. Le jeune homme nous dit qu’il va en parler à son oncle et en arrivant au terme de la piste, un bateau nous attend au ponton. Nous prenons rendez-vous pour le lendemain matin.

Amélie pensait arriver dans un village mais il n’y a pas grand chose, deux palapas qui tombent en ruine, une voiture qui stationne, des détritus et un ponton. En face de nous, la péninsule de Punta Allen, nous posons la tente contre un vent fort qui nous permet d’éviter mouches et moustiques. Amélie et Philaé iront se baigner dans l’eau claire de l’océan atlantique.

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