06/06/19 à ?

Alors que je pars à la tienda communautaire du village pour trouver de quoi petit déjeuner, Julien vient nous dire bonjour et nous offre du miel de la forêt, récolté par son beau père, avant de repartir sur son petit scooter. Nous replions la tente après l’avoir fait sécher de l’humidité de la rosée. Nous mangeons à l’ombre du kiosque jaune.

Nous avons choisi de rejoindre le village de Noh-Bec, par ce que nous pensons être de la piste. Cela ressemble plus à un chemin de pierre damé, à peine plus large que 3m. La forêt environnante est peu dense et il y a surtout des champs brûlés dont les seuls vestiges restent les palmiers esseulés. Il est agréable de rouler sans se soucier des autos, on se croirait sur une ancienne voie de chemin de fer transformée en piste cyclable.

A Noh-Bec , nous nous ravitaillons en eau et de quoi manger le midi. De ce village, une longue ligne droite mène à Petcacab, au travers de la forêt tropicale. Des lianes pendent des arbres. Des frémissements d’animaux se font à notre passage. Nous y voyons beaucoup de beaux papillons mais aussi de petits mammifères oranges qui grimpent aux arbres, des coatis. Sans voiture, nous roulons de front afin de profiter de l’ombre des grands arbres. Nous stoppons au domo (préau) du hameau, village centré autour de la découpe du bois. Peu après que nous ayons commencé à manger, 5 hommes d’une entreprise de tronçonneuses montent leurs stands et proposent un large éventail d’outils aux paysans venus boire un verre de coca en attendant les démonstration.

Nous repartons avant que le bruit débute. La route de campagne est calme, les poteaux électriques ont disparu. Le vent nous porte et passons plusieurs petits villages maya avec leurs maisons typiques de bois et de toits en palmes.

Nous arrivons à Chancah Derrepente où après un échec à dormir sous un toit de palmes, nous nous réfugions près des terrains de basket et de foot. Les jeunes y jouent. Philaé a tout le loisir de se promener dans ce grand espace, seuls quelques vélos et motos y circulent. Le soleil se couche tranquillement, les joueurs s’en vont, mais dans l’obscurité le village continue à vivre, les habitants vont et viennent des tiendas.

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