Nous nous levons à 6h45, je suis toujours étonné du temps de transport sur Paris, notre vol n’est qu’à 12h, et il me faut 1h30 pour rejoindre l’aéroport CDG en poussant Philaé dans sa poussette. Une grève en gare du nord m’induit un léger stress mais la scnf a tout prévu pour que je puisse arriver à l’heure. Amélie, elle a fait la route en voiture avec sa soeur afin de transporter l’ensemble de nos affaires dont les 3 cartons qui emplissent le coffre du break.

Nous enrubannons les sacoches entre elles, puis longue attente à l’enregistrement car il semblerait que nos cartons de vélo soient trop lourds, nous argumentons que leur poid est en deçà de ce qui est indiqué sur le site de la compagnie, nous en sommes quitte pour payer 128€ pour les 2 vélos et la carriole.

Une fois dans l’avion c’est là que le plus dur débute, Philaé ne tient pas sur un siège. L’appareil n’est pas rempli et nous avons le droit à une rangée de siège mais rien n’y fait elle ne nous laissera qu’une heure de répit, en s’endormant dans le porte bébé, sur les 9h30 de la durée de vol du premier tronçon.

A Vancouver, nous constatons qu’il nous faut récupérer tous les bagages, que ceux ci ne sont pas automatiquement transférer, et repasser le check in. Nous n’avons que 1h30, pour les formalités de douanes, récupération des bagages et traverser la moitié de l’aéroport. Dans la précipitation, nous nous trompons de bagages (un tas de sacoches filmé de plastique rouge), et nous le constatons après avoir franchit la douanes, impossible de faire marche arrière. L’angoisse s’accentue, heureusement Amélie réussit à demander l’aide d’un agent, qui avec nos indications va tenter de retrouver notre bien sur les tapis roulants précédent mais aucune certitude de réussite. Du coup, il nous reste 50minutrs, je file à vive allure avec mon chariot et les 3 cartons vers l’enregistrement gros volume des vols intérieurs. J’arrive à passer devant la file d’attente, et grosse déconvenue l’employer me demande d’ouvrir tous les cartons pour vérifier que je ne suis pas un terroriste, cartons que nous avions vraiment bien ficelés. Grosse suée, le gars le certifie que j’aurai mon avion, je suis au bord de la panique mais je m’exécute en gémissant en ayant l’impression qu’il fait du zèle. Inspection terminée, il reste 25 min avant le décollage, j’alpague une personne de la compagnie pour prévenir que j’arrive et court jusqu’à la porte d’embarquement en me faufilant à nouveau devant les gens dans les files d’attente des contrôles.

Amélie et Philaé m’attendent à la porte d’embarquement, notre erreur de bagages a été rectifiée. Nous pouvons embarquer pour une nouvelle heure de vol mais vers l’ouest cette fois ci. À l’arrivée de cette heure de vol, Philaé s’endort épuisée à l’atterrissage. Anxieux nous descendons, nos bagages auront ils suivi nos déboires à Vancouver ?

Oui, les cartons vélos sont bien là et semble intacts. Dernière inquiétude, le seul bagage ayant suivi la voie normal, ne semble pas vouloir arriver mais nous ne sommes pas les seuls dans ce cas là.

Joël nous attend avec un énorme pick up américain, un truck comme il dit. A la sortie de l’aéroport, nous commençons à réaliser que nous y sommes, larges routes, grosses voitures et maisons à l’Américaine. Philaé elle dort comme un bébé. Nous nous couchons exténués dans une des chambres de la maison de Joël.

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2 commentaires

xanax · 27 juin 2018 à 10 h 13 min

La prochaine fois, emmenez une kalachnikov et servez-vous en! C’est plus facile pour faire passer ses arguments.
Je pense que si Phiaillé n’a pas dormi, c’est qu’elle a eu conscience de son impact carbone pour partir en vacances et n’a pas voulu fermer les yeux sur sa culpabilité. Elle finira Mére Teresa ou dictatrice, les deux voies sont proches.
Je vous embrasse fort.
Bonne route

Briard · 27 juin 2018 à 14 h 47 min

Salut à vous. Je vois un avantage à cette folle journée de stress grâce au voyage aérien : vous allez ADOOOORER le vélo… Hâte de suivre la suite.

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