10/02/19 à Guadalajara

Il fallait bien que cela nous arrive après 7mois de voyage, nous sommes malades tous les deux-roues, nous supposons une intoxication alimentaire, sûrement du aux fruits pelés mangés dans la rue. La nuit n’est pas glorieuse, seule Philaé dort, il fait chaud dans la chambre exiguë, la musique du bar du coin trop forte pendant 3h de concert. Nous voilà bloqués pour une journée à Tequila, Amélie moins atteinte que moi, s’occupe de Philaé pendant que je reprends des forces en dormant et buvant du coca, impossible de manger. Nous décidons quand même de changer d’hôtel pour retrouver de la quiétude et bien heureusement la nuit sera meilleure.

Ce matin, il nous faut quand même nous forcer à manger pour pouvoir emmagasiner des forces, l’étape se veut ascendante, 62km pour atteindre Guadalajara.

Les 15 premiers kilomètres me vont bien puis la fatigue me fait m’arrêter à l’ombre d’une station service désaffectée puis quelques kilomètres plus loin c’est l’arrêt du midi. Un peu de repos, juste fermer les yeux, et cela va déjà mieux mais la route est encore longue. Nous cherchons vainement de l’eau dans un pueblo, et c’est en fin de village dans une distillerie de Tequila que Emmanuel et Eduardo nous écoutent, nous offrent de l’eau et une bouteille de miel d’agave pour nous requinquer.

Cela nous donne du baume au coeur, la route se fait moins accentuée avec un accotement mais en 2X2 voies, même les cow-boys avec leurs chevaux s’y promènent verre à la main, ce dimanche.

Nous avons l’impression de nous lambiner et une fausse joie nous prend alors que les faubourgs de Guadalajara débutent à 16km de notre destination. Le trafic est plus dense, l’accotement disparaît et réapparaît sans raison. Nous sommes fatigués et Amélie, en queue de convois, voit fondre les véhicules sur nous. Elle craque et fond en larmes de peur qu’il nous arrive quelque chose. Nous passons par dessus le perif en prenant une voie entière sur les 3 du pont puis pouvons souffler avec des rues latérales moins chargées. C’est là que nous rencontrons Mario sur son VTT qui nous demande où nous allons. Nous lui disons la casa des ciclista et il décide de nous y emmener, une escorte personnelle qui tombe à point nommé.

Après 1h de sillonnage de grande ville, ici finit pueblo, chapeau de paille et chevaux, nous arrivons au but. Bernardo, sa femme et sa fille nous attendent pour nous expliquer la vie de la casa. Deux ateliers, un grand espace commun et une mezzanine où nous installons la tente. Une journée éprouvante qui finit par un plein de solidarité entre cyclistes.

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2 Comments

Xanax · 13 April 2019 at 22 h 46 min

La prochaine fois, il faudra qu’Amélie roule devant. Comme ça, elle ne vous verra pas.

Marcel · 21 April 2019 at 11 h 59 min

Joyeuses pâques. .. Il fait beau en france

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